Willard et ses trophées de bowling ¤ Richard Brautigan

Le retour de Brautigan, après ma découverte de Le Monstre des Hawkline. Le jour de l’annonce de la fermeture des écoles et des universités, j’ai filé à la médiathèque pour faire quelques emprunts. Ce n’était pas prémédité mais j’ai attrapé deux Brautigan à la va vite. Elan de panique livresque, j’en ai oublié Faulkner, tant pis, ce sera pour l’après.

Bref, me voilà à la maison à boire moins de café que d’habitude mais du thé cent fois infusé. Première semaine du confinement: je me bloque les cervicales et je tombe aussi sur une belle panne de lecture. J’ai une pile d’une vingtaine de bouquins sur la table de chevet et rien qui semble aller. Finalement, je me rappelle que dans la panique je suis repartie de la médiathèque avec deux Brautigan et je me fais une promesse: je vais en lire un pour soigner ma panne de lecture et je vais garder l’autre pour la fin du confinement. Bon, comme d’habitude avec Brautigan, je serai brève car il n’y a qu’une règle au Club Brautigan: ne jamais trop en dire (et savourer). Tu viens?

Bien qu’ils ne soient pas sûrs d’aimer ça à cent pour cent, Bob et Pat s’adonnent à quelques jeux sado-masochistes au lit, guidés par un bouquin et quelques verrues dans le pantalon. Pat, baillonnée, a le ventre qui gargouille mais Bob a l’esprit ailleurs: il lit des morceaux de poèmes rescapés de la Grèce Antique. Meanwhile, les terribles Logan Brothers commencent un road trip un peu spécial, ponctué de petits casses, à la recherche de leurs précieux trophées de bowling perdus.

On s’arrête là, ça suffit pour mettre en bouche (ou pas). En tout cas, si Le Monstre des Hawkline reste mon Brautigan préféré, celui-là m’a fait rire et a soigné ma panne de lecture et j’attends le prochain de pied ferme! Over.

 

Lune

IMG_9395Willard et ses trophées de bowling de Richard Brautigan traduit par Robert Pépin pour les éditions Christian Bourgois (1975)


AVT_Richard-Brautigan_3648Né à Tacoma dans l’état de Washington en 1935, poète, romancier, amoureux des grands espaces, passionné du Japon, il traverse l’époque de la Beat Generation. Western, roman policier, nouvelles, récit de souvenirs, poésie… il emprunte à tous les genres littéraires et construit une oeuvre hétéroclite. Il se suicide en 1984.

6 réflexions sur “Willard et ses trophées de bowling ¤ Richard Brautigan

  1. ma première semaine de confinement = zéro lecture
    j’ai retrouvé le plaisir de lire avec un autre auteur sûr et depuis tout est rentré dans l’ordre. Je connais Brautigan, l’homme à travers Morrison et ses acolytes mais jamais lu. Bon la bibli est fermé, du coup ça attendra mais je note !

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    1. Je te conseille Le Monstre des Hawkline pour une première lecture de Brautigan. Mais j’en ai lu que deux de lui. Je compte bien continuer à sillonner son monde. Définitivement un ovni complétement barré! J’aime la poésie de Morrison, ma mère m’avait offert un recueil bilingue quand j’étais ado. 🙂

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  2. Bonjour. C’est drôle, je ne connaissais pas ce titre de Brautigan et c’est la seconde fois que j’en entends parler en peu de jours (la 1ere, c’était Philippe Jaenada qui en parlait au cours d’une émission radio) : ça doit être un signe, il faut que je mette la main dessus…

    Aimé par 1 personne

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