La panthère des neiges ¤ Sylvain Tesson

Tesson gigote, Tesson fait le tour du monde à vélo, traverse l’Himalaya à pieds, boit de la vodka dans une cabane en Sibérie, chahute sur les toits. Tesson c’est l’écrivain de la route, du mouvement, de l’aventure frénétique. Quand le photographe vosgien Vincent Munier lui propose de partir au Tibet rencontrer la panthère des neiges il est évident que Tesson accepte… Tu viens ?

Nul besoin d’avoir lu Tesson, et c’est d’ailleurs pour moi son plus beau livre. Dans l’immobilité et le silence, le froid et la nature  brute tibétaine, Tesson écrit une ode à la nature, un hommage au monde sauvage, un essai sur l’homme qui se cache et qui attend, un poème sur l’attente et la patience.

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© Vincent Munier

 

A l’affût et derrière son appareil photo : « Munier » (comme l’appelle Tesson) se pose en figure presque paternelle, un mentor de l’immobile. L’affût. Au milieu des rochers, il s’agit d’abandonner tout, se retirer. La panthère des neiges c’est une histoire de présence. Celle de l’animal mais aussi notre présence à nous et celle de ceux qui nous habitent. Comme dit Munier, aller à la rencontre du monde sauvage c’est « arriver sur la pointe des pieds« .

Tesson ne nous décrit pas le paysage qui l’entoure, il le caresse comme on caresse un corps et c’est à nous d’embarquer dans cette étreinte intime.

Magnifique récit, intime, touchant, engagé, percutant et mystique. Merci Tesson.

Lune.

« L’affût était une prière. En regardant l’animal, on faisait comme les mystiques : on saluait le souvenir primal. L’art aussi servait à cela: recoller les débris de l’absolu. »

« Il fallut marcher à poil sur les algues tièdes, sauter dans mes bottes chinoises, enfiler l’énorme veste canadienne et regagner les tentes dans l’air à – 20 degrés. En bref, sortir de la soupe, ramper dans la nuit, trouver un abri : l’histoire de la vie. »

IMG_8706.JPGLa panthère des neiges de Sylvain Tesson, éditions Gallimard (2019)


AVT_Sylvain-Tesson_1909Un tour du monde en vélo, une traversée des steppes d’Asie centrale à cheval, on le connaît aussi pour ses forêts de Sibérie où il vit en solitaire pendant six mois. Poète, écrivain, aventurier, grimpeur et rêveur, Tesson n’a pas fini de nous émouvoir dans les mots et les routes qu’il nous fait prendre.

Une réflexion sur “La panthère des neiges ¤ Sylvain Tesson

  1. j’adore le travail de Munier (il faut suivre sur IG les comptes de photographes animaliers on se réveille et on se couche avec de si belles images) et un jour je lirai Tesson .. 🙂

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