Le chant des revenants ¤ Jesmyn Ward

Si je lis, c’est pour que, de temps en temps, l’écriture d’un auteur me bouleverse, m’enlace, me brise en petits morceaux et me recolle à la fois en une personne un peu plus entière. Je lis pour ces livres qui font pleurer, ces livres si particuliers, ces personnages qui ne sortiront jamais de ma vie, ces écritures uniques, ces images qu’on aimerait apprendre par cœur pour en faire des poèmes, pour ces romans qui nous changent, parce que certains en sont capables. Sing, Unburied, Sing de Jesmyn Ward fait partie de ces livres qui ne me quitteront plus. Un coup de cœur grandiose.

Jesmyn Ward est née et a grandi à DeLisle, Mississippi, dans une communauté pauvre et essentiellement noire. C’est de cette communauté qu’elle s’inspire dans ces romans.

Jojo a treize ans, il vit avec ses grands-parents maternel, Pop et Mam et sa petite sœur dont il s’occupe en permanence. Il n’appelle pas ses parents maman et papa mais Leonie et Michael. Eux, ne savent pas bien comment aimer leurs enfants, Leonie préfère visiter son amie Misty pour prendre de la drogue, Michael lui est en prison depuis plusieurs années. Lorsqu’il est libéré, Leonie, Misty, Jojo et Kayla grimpent dans une voiture pour aller le chercher.

Jesmyn Ward écrit les liens familiaux forts et brutaux, et c’est à se serrer les poings jusqu’au sang tout en lisant. L’histoire de Richie, que je préfère appeler un esprit plutôt qu’un fantôme, bouleversante et déchirante s’entremêle à celle de Jojo et surtout celle de son grand-père. Encore une fois, les images de Ward son absolument magnifiques. Tout est brut, beau et déchirant chez Ward, un héritage aussi, celui de l’histoire d’un sud fracassé par le racisme, les lynchages et la violence envers les noirs américains.

« I’m hungry and thirsty, my throat a closing hand, my stomach a burning fist. »

IMG_20190215_162722_949Le Chant des Revenants (Sing, Unburied, Sing) en VO chez Bloomsbury Publishing

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En français, traduit par Charles Recoursé pour les éditions Belfond. 2019


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Jesmyn Ward est née en 1977 à DeLisle, dans l’État du Mississippi. Issue d’une famille nombreuse, elle est la première à bénéficier d’une bourse pour l’université. Elle remporte à deux reprises le prestigieux National Book Award : en 2011 pour son second roman, Bois sauvage (Salvage the Bones) et en 2017 pour son troisième roman, Le chant des revenants (Sing, Unburied, Sing).

Jesmyn Ward est professeur de création littéraire à l’Université de South Alabama à Mobile.

 

2 réflexions sur “Le chant des revenants ¤ Jesmyn Ward

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