J’ai couru vers le Nil ¤ Alaa El Aswany

J’ai couru vers le Nil est actuellement interdit de publication et de diffusion dans les pays du monde Arabe, dont l’Egypte où est né l’auteur, mais à l’exception du Maroc, de la Tunisie et du Liban.

Accusé par le gouvernement égyptien de « traître » voir de travailler pour le Mossad ou la CIA, Alaa El Aswany écrit la révolution égyptienne de 2011, les rassemblements durant trois semaines sur la place Tahrir, le peuple qui dénonce les violences policières et demande la démission du Président Moubarak mais surtout la restauration de la démocratie. Il écrit l’espoir, les massacres, les pièges, la propagande mensongère des médias et la désillusion. Il écrit aussi par le biais de ses personnages venant de classes sociales différentes, d’âges et de religions différents, la corruption du gouvernement égyptien et de l’armée. Sous pseudonymes, Alaa El Aswany a aussi glissé dans son roman des vrais témoignages, notamment de ces filles et femmes battues, humiliées, déshabillées devant les policiers puis soumises aux tests de virginité par des ‘docteurs’ qui auraient très bien pu être de simples soldats ou n’importe qui.

Je ne savais rien de la révolution égyptienne, cette lecture fut difficile tant les événements racontés sont terribles et récents. Mais je crois qu’il est important de lire plus sur les pays qui nous entourent, des pays en dictature, où les cœurs en quête de liberté et de justice se brisent aux murs du pouvoir, de l’avilissement, de la violence et toujours au centre : l’argent.

Aujourd’hui il est interdit de se rassembler, de filmer ou photographier la Place Tahrir au Caire, tout souvenir de la Révolution est effacé et les médias tentent encore de discréditer les manifestants de 2011.

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J’ai couru vers le Nil de Alaa El Aswany traduit de l’arabe par Gilles Gauthier pour les éditions Actes Sud (2018)


AVT_Alaa-al-Aswany_961Né en 1957 dans la vallée du Nil, Alaa El Aswany exerce le métier de dentiste dans le centre du Caire en parallèle d’une carrière de chroniqueur et de romancier. Parlant plusieurs langues dont le français, l’anglais et l’espagnol, il reste profondément attaché à sa terre et aux questions politiques concernant l’Egypte.

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